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Albis
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Carrefour de plusieurs voies romaines, Albis fut vraisemblablement le siège d’une importante activité économique dont la période la plus prospère, durant l’Antiquité, se situerait au II siècle, plus précisément sous le règne des Antonins. En attestent les pièces de monnaie, fragments de poteries, accessoire de laitiers prouvant l’existence d’un artisanat du fer, trouvés à l’occasion de diverses fouilles archéologiques menées sur le site actuel de la zone d’activité Albis-Nord, dite “Porte d’Ile-de-France”. Lieu de séjour (selon la légende locale) pour Guillaume 1er le Conquérant au XIe siècle, terre d’accueil d’une léproserie au XIIIe siècle, Albis fut érigé en comté en 1658 grâce à l’anoblissement de Pierre 1er Poncet de la Rivière, président au Parlement de Paris, A la disparition de la famille des comtes d’Albis, le village est distingué comme chef-lieu – de canton, entre 1795 et 1799 – statut qu’il a perdu depuis au profit de Saint-Arnoult-en-Yvelines. Cette commune de Haute Beauce, située à 155 mètres d’altitude, brûlée et ravagée (98 maisons sur 188 furent complètement détruites ou gravement détériorées) le 8 octobre 1870 par les Prussiens, s’étend aujourd’hui principalement sur des terres agricoles et des espaces boisés.
OFFICE DU TOURISME
Hôtel de ville – 8 rue de la Mairie
MANOIR DE SAINTE-MESME
Musée du costume militaire
1 rue Charles-Legaigneur
Dans les dépendances d’une splendide manoir – rare modèle d’architecture civile du XV siècle en Ile de France (avec sa tour octogonale, son escalier à vis, ses colombages, ses plafonds à la française et sa décoration extérieur) aux intérieurs entièrement restaurés, et demeure privée appartenant au général et à la comtesse Louis de Lambilly – 90 mannequins grandeur nature, tous habillés des tenus françaises, britanniques, allemandes et américaines, devraient ravir la curiosité des passionnés d’uniformes militaires puisque sont ainsi présentés plus de deux siècles d’histoire (de 1870 à nos jours) des forces armées et autres aides-soignants. Une collection constituée à partir de dons de visiteurs et de souvenirs de famille, agrémentée d’objets en céramique, ex-voto d’époque gallo-romaine (dédiés à la déesse des eaux Silgina) et autres silex préhistoriques mis à jour lors des travaux d’assainissement, puis des fouilles sur le site.